Le deuil que chacun est amené à vivre
"Le deuil que chacun est amené à vivre"
On n’a pas envie d’y penser car cela fait trop mal, ou au contraire, on y pense tout le temps, tellement c’est terrible à vivre : la mort, quoi de plus difficile à vivre ? Sans doute la souffrance de l’autre qui nous met dans un sentiment d’impuissance, compliqué à gérer …
Pourtant, nous nous savons mortels, nous et nos proches, et on le sait, personne n’y échappe. Sans doute que ceux qui croient en Dieu sont plus à même d’accepter cette fin inéluctable, mais la douleur d’être séparés à jamais des êtres chers est souvent insoutenable pour beaucoup de personnes.
Un élément important à ce sujet, est la nature de la relation à la personne décédée. Plus la relation aura été profonde, forte, longue et plus le décès sera douloureux. Etonnamment et à contrario, quand la relation aura été plus légère, moins proche, il pourra parfois néanmoins y avoir une réaction forte, par méconnaissance de ses sentiments profonds, ou par contrôle mental de ses sentiments et émotions.
On peut dire que l’on reçoit tous dans ces cas-là un choc émotionnel, mais qui va se traduire différemment selon notre construction personnelle. Selon notre sensibilité et notre habitude à exprimer ou non nos émotions, à les retenir partiellement ou à les exprimer pleinement, l’évolution du deuil va se traduire différemment d’une personne à une autre.
Le corps a trouvé des stratégies formidables d’efficacité pour supporter l’insupportable. Il sait se couper de ses ressentis, quand ça fait trop mal, et alors plus d’émotion qui s’exprime, laissant croire qu’il n’y a plus de souffrance. Cela peut même poser question à soi comme à l’entourage, de se dire comment se fait-il que je ne pleure même pas ? Peut-être que l’évènement est trop douloureux ou qu’il vient s’ajouter à une somme d’évènements pénibles, et ce serait alors l’évènement de trop.
Emotions présentes ou pas, j’ai reçu de nombreuses personnes ayant vécu des deuils extrêmement douloureux. Elles étaient bloquées souvent dans l’émotion de la tristesse, avec des pleurs omniprésents, le plus souvent. Il a été identifié 7 étapes du deuil par Jean Monbourquette (5 par Elisabeth Kübler-Ross), et l’une d’elle, la colère, est la grande absente du processus de deuil. Elle est absente, car notre éducation vise à la réprimer en général, mais surtout car notre mental contrôle en permanence nos émotions et notre corps, en dépit de l’intelligence corporelle.
Et la colère, pendant le deuil comme dans d’autres situations douloureuses, a pourtant des vertus suprêmes de rééquilibrage intérieur, et de moteur de vie irremplaçable. Les endeuillés vont donc excessivement rarement exprimer leur colère – surtout dans son intensité -, car le mental sait bien qu’aucune expression verbale ou émotionnelle ne pourra faire revenir le défunt. Donc chacun s’abstient.
Si l’on apprenait à écouter notre corps, on saurait pourtant que ce dernier a un fort besoin d’hurler « Non » à l’advenue de ce décès, tant c’est inconcevable, insupportable, inadmissible … Hé bien, c’est ce que nous faisons en séance, avec la force du ressenti entièrement exprimée. C’est ainsi qu’en revenant sur différentes scénettes autour de ce deuil, que la personne endeuillée va progressivement pleurer de moins en moins, jusqu’à plus du tout pleurer. En effet, dans les nombreux mécanismes émotionnels que j’ai découvert, on vérifie toujours que les pleurs demeurent tant qu’on n’exprime pas suffisamment sa colère dans son intensité, quelque soit le sujet invoqué.
Si vous avez besoin d’aide, à propos de la mort d’un proche, récente ou ancienne, sachez que les thérapeutes « d’Univers Emotions » peuvent vous aider à retrouver la joie de vivre et le goût de vivre.
Nelly Forget

