Les émotions des jeunes mamans
Les émotions des jeunes mamans
Je considère que la société – et ses institutions - ne prend pas la mesure de l’évènement de la naissance d’un enfant, principalement pour la maman, et aussi pour son entourage.
C’est quand même l’évènement le plus extraordinaire de la vie, même s’il arrive en permanence à une grande quantité de femmes chaque jour !
Si on est honnête, la maman comme la famille vit un vrai tremblement de terre, qui modifie littéralement sa vie et celle de sa famille. On passe de « je suis libre d’agir et de vivre comme je veux », à je suis totalement responsable et vouée à l’entretien d’un petit être complètement dépendant de nous, 24h/24h, 7 jours/7 jours.
Se côtoient à ce moment-là de grandes forces et de grandes fragilités : un petit être qui n’a pas encore une constitution solide, qui ne sait pas communiquer et qui est complètement démuni, une maman qui vit des émotions très fortes de tous ordres, fragilisée parfois par des débuts difficiles, qui peuvent s’éterniser aussi pour certaines. Et une société qui n’a toujours pas mis en place de quoi équilibrer toutes ces familles, dont la mère va devoir abandonner son enfant aux bras d’une personne inconnue, dix semaines après avoir accouché. Un véritable crève-cœur, car chaque mère sent bien qu’au bout de 2 mois, il n’est pas normal et équilibrant de part et d’autre, d’être séparée de son tout jeune enfant. Il n’est qu’à observer ce qui se passe dans d’autres cultures, où l’enfant reste auprès de sa mère pendant les premières années de vie – et je ne suis pas pour autant pour que la mère reste à la maison toute cette première période -, les enfants et les mères sont plus paisibles.
Est-ce qu’on nous prépare à ça ? Est-ce qu’on nous explique tout ce qui va changer ? Il me semble que c’est très léger au mieux. Et si on parlait des nuits sans dormir ou si peu, des angoisses pendant des pleurs ou cris interminables, l’absence de compréhension de ce que vit son enfant, des réactions sans rapport avec ce qui se passe, des peurs sur son avenir, de surmonter ses accidents ou maladies … Comment peut-on abandonner toutes ces mamans à elles-mêmes, sans éducation quelconque, alors qu’elles préparent l’avenir de la société dans laquelle nous vivons ?
La conscience s’élèvera-t-elle un jour, que là se trouve le cœur de l’essentiel ?
J’ai envie de vous dire, jeunes mamans, écoutez-vous, ne vous laissez pas influencer par la banalisation injuste et délétère de la société sur ce moment de vie crucial que vous vivez. Cherchez autour de vous les personnes qui pourront vous aider que ce soit des proches ou des professionnels, regardez sur Internet ce qui va vous éclairer sur ce que vous vivez.
Sachez aussi que vous vivez toutes dans ces périodes, un écho à ce que vous avez vécu enfant avec votre mère, et selon aussi ce qui s’est passé pour votre propre vie fœtale, votre naissance et vos premiers mois de vie ; cette étape de votre vie va être teintée de ce passé.
Pour l’avenir de votre enfant, comme votre bien-être personnel, quelques séances d’accompagnement émotionnel pourront vous alléger des difficultés que vous rencontrez. D’ores et déjà, laissez vos émotions s’exprimer, apprenez à reconnaître les différents types de pleurs de votre enfant, lisez tout ce que l’on a appris sur le sujet depuis quelques temps, pour mieux accompagner vos enfants dès le départ.
Un début de vie qui reste fondamental pour son avenir et son équilibre.
Chacun d’entre nous a son rôle à jouer dans la juste reconnaissance du plus beau métier du monde, qu’est le rôle de mère, pour soutenir et valoriser toutes les nouvelles mamans.

