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Savoir dire "Non"


SAVOIR DIRE "NON !" 

 

     En général les enfants commencent à dire "Non" entre 18 mois et 3 ans. Ils prennent conscience qu’ils sont des individus à part entière avec une volonté, une pensée différente de celle de leurs parents. Ils testent les limites. Ainsi ils peuvent se différencier progressivement des adultes tutélaires qui les élèvent. On voit bien là déjà, que malgré l'aspect désagréable que cela peut inspirer d'essuyer un "non", c'est éminemment constructif pour l'adulte en devenir qu'est l'enfant. 

     Puis à l'adolescence, le "Non" revient comme une nécessité vitale, pour poursuivre sa construction et son identité. Car pouvoir dire « non » à ses parents, c’est s'offrir le sentiment d'exister, et d'exister par soi-même. Comme le dit le pédopsychiatre et psychanalyste français Philippe Jeammet, l’adolescence et l’entrée dans la vie adulte est « l’occasion d’une nouvelle naissance, non pas à la vie mais à soi-même ».

     Mais des épreuves et traumatismes de la vie ont entraîné pour certains l'incapacité à pouvoir dire "Non", pour d'autres, à pouvoir le dire face à certains types de personnes. Et alors le sentiment d'exister s'efface sournoisement de leurs consciences, avec le mal-être profond qui l'accompagne. Ce n'est pas sans raison qu'il disparaît du vocabulaire pour certains, car on sait très bien qu'en répondant "non" à un interlocuteur, ce dernier pourrait nous en vouloir, se fâcher, ne plus nous aimer ... et pour les personnes concernées, c'est tout à fait inconcevable.

     Pourquoi, c'est inconcevable pour certaines personnes, et pas pour d'autres ? Celles qui ne peuvent pas se permettre de prendre le risque des conséquences d'un "non", sont toutes imprégnées d'un défaut d'estime d'elles-mêmes depuis l'enfance - qui perdure sans travail sur soi -. Il les pousse instinctivement à rechercher l'appréciation, la satisfaction et même l'amour de l'autre, pour essayer - en vain - de combler le puit sans fond de leurs manques d'amour. Mais le malheur de l'histoire est que celles qui disent "oui" à tout donc, même quand il ne le faudrait pas, ne se font pas respecter, car chacun sent intuitivement que l'on peut donc abuser de telles personnes. Et c'est ce qui arrive dans la réalité.

     Comment retrouver cette faculté essentielle pour exister, de savoir dire "non" ? Certains s'y essayent par des visualisations, un travail d'affirmations, parfois naïvement avec des soins énergétiques ... mais les freins étant d'ordre émotionnels et ancrés depuis l'enfance dans le corps, cela n'aboutira pas sans repasser par ce qui a bloqué à l'origine. Pas d'obligation dans un premier temps de revenir à l'enfance, les scènes du passé récent permettront de se réapproprier ce pouvoir fondamental. Il suffira de retrouver le ressenti de scènes précises mettant en jeu la difficulté du "non", d'évacuer les émotions réprimées, par l'expression d'un début de colère, puis un apprentissage du dégoût. Alors l'individu pourra progressivement restaurer sa capacité à dire "non", et ainsi à se faire respecter, pour accéder au sentiment d'exister, qui par son absence peut mener à des extrémités dangereuses (addictions diverses, automutilations, pulsions suicidaires ...)

      Je vous propose donc d'expérimenter au moins une séance d'accompagnement émotionnel, pour découvrir ces exercices qui vous redonneront le pouvoir d'être vous -mêmes.

 


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